Deux coups de coeur lecteur réseau: Ayon S5 et Lumin

Posté par dematetcd le 31 mars 2013

Ayon S5: http://www.ayonaudio.com/products/cd-player-dac/network-player/s-5.html

Deux coups de coeur lecteur réseau: Ayon S5 et Lumin dans Coups de cœur 1ba91dbef0-300x214

 

Lumin: http://www.luminmusic.com

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Je possède un Ayon S5, et j’ai pu avoir et écouter longuement le Lumin sur mon système et en compagnie de nombreux autres maboulaudiophiles :-)

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Le Ayon S5 est à la fois un préampli à tubes 6H30 d’une immense transparence, un DAC PCM à 4 puces par canal, un lecteur réseau, avec une alimentation externe rectifiée par tubes, et disposant de toutes les connectiques possibles d’entrées et de sorties, numériques pour la partie DAC, et analogiques pour la partie préampli.

Le Lumin est un lecteur réseau de conception symétrique, capable de traiter des pistes PCM et des pistes DSD, avec aussi son alimentation externe.

Si le Ayon S5 garde une bonne avance (résolution, image, présence) sur le Lumin en PCM (format de nos CD et d’une majeure partie de la musique HD), le Lumin prend l’avantage (résolution, image, présence) quand on le nourrit avec des pistes DSD.

Avec le Ayon S5 qui surpasse toutes les platines CD autant haut de gamme que l’on souhaite, ce qui est une première mondiale, en matière de dématérialisation, puis la découverte du DSD sur un Lumin, lecteur réseau minimisant cette cochonnerie de Jitter par conception, comme a priori tous les lecteurs réseau, ces deux produits ont été pour moi deux immenses chocs audiophiles et musicaux:

- avec le Ayon S5: oui la dématérialisation peut surpasser les platines CD très haut de gamme,  et oui le passage en HD avec du 24 bits et des échantillonnages supérieurs à 44 KHz amènent une dimension supplémentaire aux écoutes, ambiance, détails, image, présence.

- avec le Lumin: oui les théoriciens qui ont inventé le DSD ne sont pas trompés quand ils cherchaient un modèle de numérisation pour à la fois corriger les défauts de PCM et pour rendre infiniment plus simple les DAC. Mais les platines SACD n’étaient sans doute pas le bon vecteur pour ce format. Nos très chers fabricants occidentaux feraient mieux de se réveiller, quand une entreprise Chinoise spécialiste de l’image sort pour son premier produit audiophile un lecteur réseau de cette qualité.

Ni les lauriers ni l’arrogance ne sont de bons conseillers. Ni ici, ni ailleurs.

 

 

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Coup de coeur: La Squeezebox Touch

Posté par dematetcd le 25 mars 2013

Elle n’est hélas plus fabriquée. C’est un lecteur réseau pouvant aussi être connecté à un DAC.

Rapport qualité prix exceptionnel.

Coup de coeur: La Squeezebox Touch dans Coups de cœur image-300x208

 

On en trouve d’occasions.

Pour sonoriser une pièce non dédiée à la musique sur des petites enceintes actives, ou en drive réseau devant un DAC ou le DAC accessible d’une platine CD sur une installation HIFI.

Un bon moyen pour découvrir la musique dématérialisée, y compris en Haute Définition, avec un petit budget et une qualité correcte.

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Recommandations générales pour lecteurs réseau

Posté par dematetcd le 10 février 2013

Réseau

  • Tous les appareils sur le même réseau (NAS, lecteur, PC, MAC,…).Switch 100 Megabit et non Gigabit pour interconnecter Serveur Multimédia et lecteur réseau. Voir cet article.
  • CPL déconseillé à  proximité des appareils hifi.
  • Deux bornes Apple permettent de connecter les appareils du réseau courant aux appareils destinés à la HIFI en général pas situés dans la même pièce. Voir cet article.
  • Avec un seul PC ou MAC (qui sert de serveur multimédia) connecté au lecteur réseau par câble ethernet, le « partage de sa connexion WIFI vers sa connexion ethernet » permet de rendre le même service que les deux bornes Apple.

NAS

  • Synology définitivement recommandé, simplement à cause de la qualité et des fonctionnalités de son serveur multimédia et sa simplicité de mise en oeuvre.
  • Un PC peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).
  • Un Mac peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).

Stockage

  • Disque dur d’un NAS (2 ou 3 Go To meilleur rapport qualité prix actuel).
  • Disque dur interne ou externe d’un PC ou d’un Mac.

Serveur Multimédia

  • Celui de Synology sur un NAS Synology.
  • Jriver sur un PC, en autonome, ou en pilote du serveur multimédia Synology pour la meilleure ergonomie de pilotage possible (avec Jremote sur iPad pour contrôler Jriver).
  • Dans cette dernière configuration, c’est le serveur multimédia du Synology qui envoie effectivement les fichiers au lecteur. Il n’y a pas d’allers-retour des fichiers NAS-PC. Cela permet de ne pas nécessairement avoir le PC-Jriver à proximité du lecteur (sauf naturellement si le PC-Jriver est directement le serveur multimédia du lecteur).
  • Foobar sur PC, dont l’interface est un peu frustre, mais qui est le seul à pouvoir indexer et servir des images ISO SACD, et les transcoder en PCM à la volée. Minimserver sait aussi servir des pistes DSD, mais je ne le retiens pas pour les raisons ci-dessous).
  • Twonky et Minimserver non recommandés (pas de tag « compositeur » sur Twonky,  pas d’indexation automatique et pas de fonction de recherche sur Minimserver).
  • Sur Mac, il n’existe pas de solution native satisfaisante.

Pilotage

Les lecteurs réseau sont fournis avec leur propre application. Ce n’est pas nécessairement la meilleure.
Les lecteurs réseau respectent par ailleurs plus ou moins bien la norme de communication UPNP DLNA.Depuis un iPad/iPhone:
  • Kinsky a l’avantage d’être gratuit et robuste.
  • Songbook lite est l’application de contrôle directe d’un serveur multimédia et d’un lecteur réseau sur iPad qui présente la meilleure ergonomie.

Ce qui existe de mieux aujourd’hui et qui atteint le niveau de iTunes et le dépasse même en terme d’ergonomie, avec uen fonction de recherche globale, y compris sur le nom des pistes, est la configuration suivante:

  • Jriver sur PC en tant que serveur multimédia ou en tant que pilote du serveur multimédia Synology.
  • Jremote sur iPad. 
Voici des images de ma propre installation dans lesquelles vous pourrez voir la qualité de cette configuration.
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 Pistes DSD et images ISO SACD

  • Si le lecteur réseau ne décode pas le DSD, la conversion en PCM est obligatoire.
  • Foobar avec le plugin SACD permet d’effectuer ces conversions (de pistes DSD et d’images ISO SACD).
  • Si le lecteur réseau est capable de décoder les pistes DSD, Lumin a développé une version modifiée du plugin SACD de Foobar qui permet, en plus des conversions standards, d’obtenir des pistes de format DoP (DSD Over PCM). Il s’agit de pistes de format PCM (Flac, Wave ou AIF) ce qui permet de les tagguer et de les faire indexer par un serveur multimédia standard. Les fichier DSD est inclus dans le fichier DoP et est reconnu par un décodeur DSD. Si le fichier DoP est décodé par un lecteur PCM, seul un bruit blanc est généré.

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Pas de Switch Gigabit entre un NAS et un Lecteur Réseau

Posté par dematetcd le 3 janvier 2013

Le NAS « balançant » son débit maximal à un Switch qui suivant ses caractéristiques est plus ou moins capable de gérer un transfert d’une interface Gigabit (celle du NAS) vers une interface 100 Mbps (celle du lecteur réseau), il faut utiliser un Switch 100 Mbps.

Sinon, les débits montent et descendent en dents de scie, le lecteur redemande des paquets qu’il n’a pas reçus et que le NAS a pourtant envoyés, et cela peut conduire à des arrêts de lecture pour des pistes en très haute définition.

Si vous avez des soucis de coupures, essayez d’utiliser un Switch 100 Mbps entre un NAS et un lecteur réseau!!!

NB: suivant la qualité des Switchs Gigabit, suivant les caractéristiques du NAS, des Switchs Gigabits peuvent très bien fonctionner…

 

 

 

 

 

 

 

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Une config Réseau pour Lecteur…Réseau

Posté par dematetcd le 2 janvier 2013

Voici une config réseau pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas tirer un câble ethernet entre leur Lecteur Réseau et leur Box Internet.

Elle nécessite deux points d’accès Wifi, capables d’étendre le même réseau Wifi, l’un des deux étant en mesure en même temps d’être « client » de l’autre point. Cela parait à ce stade sans doute un peu fumeux, et je ne sais pas quels points d’accès et sont capables et quels points d’accès ne le sont pas!!

Ce que je sais, c’est que les bornes Apple Extreme et Apple Express en sont capables.

C’est donc avec l’exemple d’une borne Apple Extreme (notée AEX) et d’une borne Apple Express (notée AE) que je vais illustrer cette config.

1. Configurer une borne AEX en point d’accès Wifi, avec extension de réseau autorisée

2. Désactiver le Wifi de sa Box

3. Configurer une borne AE (branchée en ethernet sur l’AEX) en « extension de réseau » du réseau créé par l’AEX

4. Brancher par câbles ethernet sur un Switch (100 Mbps de préférence, Gbits peut poser paradoxalement des problèmes. Alimentation externe de préférence)
– Le lecteur réseau
– Le NAS
– La borne AE

A présent, le lecteur réseau et le NAS communiquent de manière optimale en étant « proches ».
La borne AE sert de point d’accès Wifi « local »
On a un seul réseau Wifi.
NAS et Lecteur réseau ont accès au « reste du réseau » et ont accès à Internet par l’intermédiaire de l’AE qui sert aussi de passerelle entre « le réseau musique » et le reste du réseau domestique.

Tout ceci fonctionne à merveille, c’est la config que j’utilise actuellement, et que j’ai installée chez des amis. Le lecteur réseau a accès aux radios internet. Le NAS est visible depuis le reste du réseau, et pour y transférer un album ou deux, le débit Wifi est suffisant. Naturellement, s’il s’agit de copier 500 Go sur le NAS, le déplacer à proximité de la « source » des 500 Go, ou lui connecter un disque dur en USB est sans doute la meilleure solution.

NB: Cette configuration devrait aussi fonctionner avec deux AE. 

 

 

 

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le jitter logiciel

Posté par dematetcd le 24 novembre 2012

Dans le numéro de ce mois (Novembre 2012) de Stéréo Prestige, Musiq met le doigt sur une question, qui, à ma connaissance, n’a jamais été abordée nulle part: le jitter logiciel.

Cette forme de jitter concerne le décodage des pistes (transformation d’un fichier en flux audio) par logiciel au sein d’un Mac ou d’un PC.

Dans une platine CD, cette opération est menée à bien par un asservissement Électro-Mécanique de la lecture du CD. Cette technologie est très mature, et le flux audio en sortie d’un lecteur CD (vers son DAC interne ou un DAC externe) est très rigoureusement fabriqué.

Par la, ou plutôt, les façons dont fonctionnent les différents système d’exploitation (Windows, OSX, Linux), et les modes de développement des logiciels de décodage, il y a création d’un jitter, y compris de manière aléatoire, lors de la création d’un flux audio par logiciel à partir des pistes.

Ceci est sans doute l’une des raisons de la systématique infériorité d’un « drive Mac/PC » par rapport à un drive CD, toutes choses étant égales par ailleurs.

Cela explique sans doute, enfin!, les différences audibles constatées (contre tout logique) entre le décodage de fichiers WAVE, FLAC, AIF ou ALAC, qui théoriquement produisent strictement le même flux audio au décodage.

Il est possible (mais non encore annoncé par les concepteurs, ni démontré, ni écouté) que la programmation d’un logiciel de décodage dans la puce dédiée d’un lecteur réseau soit en mesure d’éviter totalement ce phénomène de jitter logiciel.

Toujours est-il qu’il semble que le décodage des pistes au sein d’un ordinateur soit a priori voué à se voir détérioré par la façon même dont les processeurs généralistes, les systèmes d’exploitation et les logiciels fonctionnent. A moins, peut-être, d’être en mesure de programmer de tels logiciels au plus près de l’architecture logique et physique des processeurs et en bypassant certaines couches logicielles ou d’abstraction des systèmes d’exploitation.

Merci à Musiq pour sa perspicacité, son article et pour corriger les éventuelles erreurs que j’aurais commises dans ce post.

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Standardisation: les lecteurs réseau arrivent!!!

Posté par dematetcd le 25 octobre 2012

J’ai indiqué ici par exempleou encore ici que le succès de la dématérialisation passait, à mon avis, par l’existence simultanée de deux offres dont la cible est d’abord le grand public:

  • Des albums à télécharger aussi nombreux que les catalogues des éditeurs
  • Des lecteurs réseau « standardisés »

Les lecteurs réseau arrivent en nombre aujourd’hui. En voici une liste, non exhaustive, rangée par ordre alphabétique. La gamme de prix va de 99€ à 15000€.

Apple

Lien: Apple

Standardisation: les lecteurs réseau arrivent!!! dans Conseils rapides appleexpress-300x300

appletv-300x145 dans Exemples de systèmes

 

Atoll

Lien: Atoll (pas encore sur le site de Atoll)

atoll-300x300 dans Les lecteurs réseau

Ayon

Lien: Ayon

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Cambridge

Lien: Cambridge

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Denon

Lien: Denon

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Linn

Lien: Linn

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Marantz

Lien: Marantz

 

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Nad

Lien: Nad

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Naim

Lien: Naim

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Pioneer

Lien: Pioneer

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 Revox

Lien: Revox

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Rotel

Lien: Rotel

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Simple Audio

Lien: Simple Audio

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Sonos

Lien: Sonos

 

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Yamaha

Lien: Yamaha

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Principes des « lecteurs réseau »

Posté par dematetcd le 13 octobre 2012

La première chose à saisir, me semble-t-il, c’est la différence entre des flux audio et des fichiers audio. Ce point a été esquissé dans la page Les principes, il est nécessaire d’aller un peu plus loin pour comprendre la nature exacte d’un lecteur réseau.

Signal numérique audio, flux audio
C’est, pour le format PCM (celui des CD et d’une majorité d’albums HD), l’association cohérente dans le temps, de trois choses:

  • les données elles-mêmes (une valeur a un instant donné)
  • un signal d’horloge qui indique les temps auxquels les données sont sensées être « produites »
  • les données d’échantillonnage qui indiquent comment plus précisément faire le lien entre les deux précédents type de données.

Il s’agit d’un FLUX, c’est a dire, que sa « lecture » se fait « continûment ».
Cela peut se comparer avec l’écoulement d’une rivière. Les débits, les vitesses de l’eau qui coule caractérisent la rivière.

Fichier audio
La nature même d’un flux, ne permet pas de le « stocker ». Pour le stocker, on parle alors d’encodage. Encodage en WAVE, en AIF, an FLAC.

Ce sont des « formats de fichier » dont le décodage produit STRICTEMENT A l’IDENTIQUE le flux PCM original.

La transformation d’un format d’encodage en un autre (WAVE en AIF, AIF en FLAC, etc.) est totalement réversible. Si on fait dix fois de suite des transformations AIF-WAVE-AIF, on retrouve au bit près le même fichier.

Il demeure cependant la question de comment les différents logiciels décodent (reproduisent le flux initial) les différents formats de fichier et s’ils sont tous « égaux ».
« Normalement », il ne devrait y avoir aucune différence. La façon de coder chaque format étant parfaitement déterministe, le décodage de chaque format « devrait » conduire au même flux PCM.

S’il y a des différences a l’écoute d’un WAVE ou d’un FLAC, cela « devrait »provenir soit d’une malfaçon du logiciel de décodage, soit de malfaçons à l’encodage, soit du phénomène de jitter (voir Le jitter en bref), où là il est certain que les dégradations sont aléatoires.

Transmission
La transmission d’un fichier audio est du domaine de l’informatique. On sait, et depuis longtemps, transmettre un fichier du point A au point B sans aucune perte de données, entre deux ordinateurs, entre un ordinateur et un disque dur, entre un ordinateur et une imprimante.

La transmission d’un FLUX Audio est de nature totalement différente.

Parce que c’est un processus CONTINU. Par exemple, si on a loupé la transmission pendant une demi-seconde du flux, c’est irrattrapable, on a un « blanc » d’une demi- seconde. Ce qui n’est pas le cas avec un fichier, pour lesquels, le « récepteur » peut « redemander » ce qu’il n’a pas reçu.

Et pire, bien pire. Tout champ magnétique provoque des DÉCALAGES entre les tops du signal d’horloge et les données.
On n’y peut rien . Ce sont les lois de la physique. Cela s’appelle le jitter en anglais, gigue en Français, voir  Le jitter en bref.
Cela se passe: 

  • DANS une platine CD, entre le décodage de la piste du CD et le traitement du DAC, pendant la phase de transport entre décodage et le traitement du DAC.
  • Lors de la transmission, par câble SPDIF ou Toslink ou AES/EBU, du flux audio entre un Drive CD et son DAC externe.
  • Lors de la transmission d’un flux audio par un PC/Mac vers une interface numérique (M2Tech, Audiophilleo,…) ou directement vers un DAC, par un câble USB.

Le jitter est le mal génétique de toute transmission d’un flux audio.

Les différences sont en fait ÉNORMES entre un fichier (de l’eau en bouteille et le mode d’emploi pour reproduire l’écoulement d’une rivière) et un flux (qui est la rivière elle-même).

Les NAS ou disques durs multimédia réseau
Les NAS (Network Attached Storage) sont des systèmes de stockage de données un peu plus « intelligents » qu’un disque dur. Ils sont capables de « mettre à disposition » certains « types de fichiers » et de les envoyer si on leur demande, quel que soit les systèmes d’exploitation ou les formats des fichiers. Un « disque dur multimédia réseau » est une version simplifiée à l’extrême d’un NAS.

Un NAS contient en fait un ordinateur capable de faire toutes les opérations décrites ci-dessus.
Parmi les FICHIERS  qu’un NAS est capable de « mettre à disposition », il y a les fichiers « multimédia », musique, vidéo, photo.
Mais un NAS est AUSSI capable de transmettre des FLUX Audio ou Vidéo.

Le « protocole » qui permet de dialoguer et de mettre à disposition des FICHIERS et des FLUX s’appelle UPNP.
C’est une sorte de langage entre le NAS et les périphériques capables de recevoir des FICHIERS et de les décoder, ou simplement capable de recevoir des FLUX et de les transmettre à un appareil de « restitution » (une télé pour la vidéo, un DAC pour l’audio).
Pour qu’un Lecteur Réseau soit capable de profiter des avantages d’un NAS UPNP, il faut naturellement que lui aussi comprenne le langage UPNP. 

Les lecteurs réseaux
Un lecteur réseau UPNP est  connecté par Ethernet (câble) ou Wifi (sans fil) à un réseau domestique. Il est capable de « trouver » les NAS UPNP sur le réseau, de se déclarer « Récepteur de Flux » et/ou « Récepteur de Fichiers », et de demander leur transmission au NAS qui s’exécute.

Après ce qui a été dit sur les différences majeures entre « transmission de fichiers » et « transmission de flux audio », il est clair que la transmission de fichiers, strictement insensible au jitter, est de très très très loin préférable.

Une fois que le fichier est « sur place », dans le lecteur réseau (c’est un poil moins simple que cela, le fichier arrive par « morceaux », qui sont stockés temporairement sur le lecteur, « bufferisés »), on se retrouve EXACTEMENT dans la même situation que celle d’une platine CD!!

Le « fichier » du lecteur réseau c’est le « CD » de la platine CD. Identique au bit prêt, si le fichier est le rip d’un CD, et il est SUR PLACE, comme l’est le CD sur une platine CD.

La suite des opérations est alors identique à celles d’une platine CD:

  • Décodage de la piste (CD) ou du fichier (lecteur réseau): transformation des données en flux audio
  • Transmission à un DAC (externe ou intégré) du flux audio
  • Transformation du flux audio numérique en signal analogique (électrique)
  • Transmission du signal analogique  à un amplificateur
  • Transmission du signal analogique amplifié à des enceintes
  • Transmission du son aux oreilles :D

Si c’est un flux audio qui arrive au lecteur réseau (et les lecteurs réseau sont aussi nombreux à savoir aussi recevoir le flux audio de radios internet), celui-ci, qui a nécessairement subi un jitter préalable, est simplement transmis au DAC.

Sur ce principe de fonctionnement, il est clair que les lecteurs réseau doivent pouvoir lire les pistes d’une clé ou d’un disque dur, en USB, parce que c’est l’interface la plus courante, la transmission des fichiers se faisant alors par « simple » lecture de la clé ou du disque dur USB.

Conseils et conclusions
Si vous craquez pour un lecteur réseau, essayez de comprendre comment il fonctionne. Est-ce qu’il est capable de recevoir des flux de données (fichiers), des flux audio? Est-ce qu’il a un DAC intégré? Quelles sont sinon ses connections de sortie vers un DAC?

Et sur votre NAS, ai-je bien un activé un « serveur multimédia »? et non un « serveur audio »?

La standardisation de ce type de lecteur et que j’appelle de mes vœux ici, me semble être la clé du succès de la dématérialisation.

  • Brancher deux fils sur l’amplificateur comme pour une platine CD (voir ne rien brancher du tout si l’ampli est intégré)
  • Brancher la prise de courant
  • Mettre une clé USB contenant des pistes, comme on met un CD, et appuyer sur « Play ».

Avec ces caractéristiques, le  grand public pourra être atteint. Atteint et convaincu.
On peut imaginer quelques « sophistications » comme un NAS (disques durs multimédia réseau en plus de la clé USB), et toute la gamme de lecteurs, de 50€ à 30000€.

Le « principe » de fonctionnement est celui d’une platine CD:

  • Lecture des données audio (fichier ou CD)
  • Décodage des données et création du flux audio
  • Transport vers le DAC (interne ou externe)
L’innovation là dedans ne provient pas de l’architecture d’ensemble qui reste la même. Mais elle provient:
  • du remplacement du CD par des supports variés, SANS création de jitter:
    • un NAS
    • un disque dur Multimédia réseau
    • un disque dur USB
    • une clé USB
  • de la possibilité alors offerte de lire des formats autres que celui du CD
  • de la possibilité de progresser côté Studios par la mise au point de nouveaux formats, numérisation, etc.
  • de la possibilité de progresser côté lecteurs, SANS changer de matériel ou de support physique, par les upgrades de firmwares et de logiciel interne de ces lecteurs

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Erick Yuber |
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