Recommandations générales pour lecteurs réseau

Posté par dematetcd le 10 février 2013

Réseau

  • Tous les appareils sur le même réseau (NAS, lecteur, PC, MAC,…).Switch 100 Megabit et non Gigabit pour interconnecter Serveur Multimédia et lecteur réseau. Voir cet article.
  • CPL déconseillé à  proximité des appareils hifi.
  • Deux bornes Apple permettent de connecter les appareils du réseau courant aux appareils destinés à la HIFI en général pas situés dans la même pièce. Voir cet article.
  • Avec un seul PC ou MAC (qui sert de serveur multimédia) connecté au lecteur réseau par câble ethernet, le « partage de sa connexion WIFI vers sa connexion ethernet » permet de rendre le même service que les deux bornes Apple.

NAS

  • Synology définitivement recommandé, simplement à cause de la qualité et des fonctionnalités de son serveur multimédia et sa simplicité de mise en oeuvre.
  • Un PC peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).
  • Un Mac peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).

Stockage

  • Disque dur d’un NAS (2 ou 3 Go To meilleur rapport qualité prix actuel).
  • Disque dur interne ou externe d’un PC ou d’un Mac.

Serveur Multimédia

  • Celui de Synology sur un NAS Synology.
  • Jriver sur un PC, en autonome, ou en pilote du serveur multimédia Synology pour la meilleure ergonomie de pilotage possible (avec Jremote sur iPad pour contrôler Jriver).
  • Dans cette dernière configuration, c’est le serveur multimédia du Synology qui envoie effectivement les fichiers au lecteur. Il n’y a pas d’allers-retour des fichiers NAS-PC. Cela permet de ne pas nécessairement avoir le PC-Jriver à proximité du lecteur (sauf naturellement si le PC-Jriver est directement le serveur multimédia du lecteur).
  • Foobar sur PC, dont l’interface est un peu frustre, mais qui est le seul à pouvoir indexer et servir des images ISO SACD, et les transcoder en PCM à la volée. Minimserver sait aussi servir des pistes DSD, mais je ne le retiens pas pour les raisons ci-dessous).
  • Twonky et Minimserver non recommandés (pas de tag « compositeur » sur Twonky,  pas d’indexation automatique et pas de fonction de recherche sur Minimserver).
  • Sur Mac, il n’existe pas de solution native satisfaisante.

Pilotage

Les lecteurs réseau sont fournis avec leur propre application. Ce n’est pas nécessairement la meilleure.
Les lecteurs réseau respectent par ailleurs plus ou moins bien la norme de communication UPNP DLNA.Depuis un iPad/iPhone:
  • Kinsky a l’avantage d’être gratuit et robuste.
  • Songbook lite est l’application de contrôle directe d’un serveur multimédia et d’un lecteur réseau sur iPad qui présente la meilleure ergonomie.

Ce qui existe de mieux aujourd’hui et qui atteint le niveau de iTunes et le dépasse même en terme d’ergonomie, avec uen fonction de recherche globale, y compris sur le nom des pistes, est la configuration suivante:

  • Jriver sur PC en tant que serveur multimédia ou en tant que pilote du serveur multimédia Synology.
  • Jremote sur iPad. 
Voici des images de ma propre installation dans lesquelles vous pourrez voir la qualité de cette configuration.
image-copie-4-300x225 NASimage-copie-5-300x225 ordinateur
image2-300x225 PCimage-copie-7-300x225 réseauimage1-300x225 SACDimage-copie-8-300x225

 Pistes DSD et images ISO SACD

  • Si le lecteur réseau ne décode pas le DSD, la conversion en PCM est obligatoire.
  • Foobar avec le plugin SACD permet d’effectuer ces conversions (de pistes DSD et d’images ISO SACD).
  • Si le lecteur réseau est capable de décoder les pistes DSD, Lumin a développé une version modifiée du plugin SACD de Foobar qui permet, en plus des conversions standards, d’obtenir des pistes de format DoP (DSD Over PCM). Il s’agit de pistes de format PCM (Flac, Wave ou AIF) ce qui permet de les tagguer et de les faire indexer par un serveur multimédia standard. Les fichier DSD est inclus dans le fichier DoP et est reconnu par un décodeur DSD. Si le fichier DoP est décodé par un lecteur PCM, seul un bruit blanc est généré.

Publié dans Conseils rapides, Les lecteurs réseau, Mac, PC | 8 Commentaires »

le jitter logiciel

Posté par dematetcd le 24 novembre 2012

Dans le numéro de ce mois (Novembre 2012) de Stéréo Prestige, Musiq met le doigt sur une question, qui, à ma connaissance, n’a jamais été abordée nulle part: le jitter logiciel.

Cette forme de jitter concerne le décodage des pistes (transformation d’un fichier en flux audio) par logiciel au sein d’un Mac ou d’un PC.

Dans une platine CD, cette opération est menée à bien par un asservissement Électro-Mécanique de la lecture du CD. Cette technologie est très mature, et le flux audio en sortie d’un lecteur CD (vers son DAC interne ou un DAC externe) est très rigoureusement fabriqué.

Par la, ou plutôt, les façons dont fonctionnent les différents système d’exploitation (Windows, OSX, Linux), et les modes de développement des logiciels de décodage, il y a création d’un jitter, y compris de manière aléatoire, lors de la création d’un flux audio par logiciel à partir des pistes.

Ceci est sans doute l’une des raisons de la systématique infériorité d’un « drive Mac/PC » par rapport à un drive CD, toutes choses étant égales par ailleurs.

Cela explique sans doute, enfin!, les différences audibles constatées (contre tout logique) entre le décodage de fichiers WAVE, FLAC, AIF ou ALAC, qui théoriquement produisent strictement le même flux audio au décodage.

Il est possible (mais non encore annoncé par les concepteurs, ni démontré, ni écouté) que la programmation d’un logiciel de décodage dans la puce dédiée d’un lecteur réseau soit en mesure d’éviter totalement ce phénomène de jitter logiciel.

Toujours est-il qu’il semble que le décodage des pistes au sein d’un ordinateur soit a priori voué à se voir détérioré par la façon même dont les processeurs généralistes, les systèmes d’exploitation et les logiciels fonctionnent. A moins, peut-être, d’être en mesure de programmer de tels logiciels au plus près de l’architecture logique et physique des processeurs et en bypassant certaines couches logicielles ou d’abstraction des systèmes d’exploitation.

Merci à Musiq pour sa perspicacité, son article et pour corriger les éventuelles erreurs que j’aurais commises dans ce post.

Publié dans Editoriaux, Le Jitter, Kesako?, Les lecteurs réseau, Mac, PC, Serveurs de musique | 5 Commentaires »

A base de Mac et de PC

Posté par dematetcd le 20 octobre 2012

Architecture générale

Comment faire avec un Mac ou un PC? Quelques conseils et configurations types.

Dans les deux cas:

  • Un Mac ou un PC
  • Un « lecteur logiciel » sur l’ordinateur
  • Un DAC (autonome ou celui accessible de votre platine CD ou SACD)
  • Un câble entre l’ordinateur et le DAC
  • Une interface numérique, ou pas, entre l’ordinateur et le DAC, et donc dans ce cas, un jeu de 2 câbles, l’un entre l’ordinateur et l’interface, et un autre entre l’interface et le DAC

Suivant les caractéristiques de chacun des éléments ci-dessus, la qualité finale pourra être différente, le système plus ou moins complexe à régler, et le coût aussi sera naturellement différent!

 

Mac-Fibre Optique-DAC

A base de Mac et de PC dans Exemples de systèmes macmini-300x171toslink-mini-toslink 24/192 dans Les Câblesdac-300x151 24/96 dans Les DACs

C’est la solution la plus simple, y compris pour écouter de la musique Haute Définition.

Pour cela, il faut:
  • Une sortie numérique optique sur votre Mac (présente sur la très grande majorité des Mac, et sur tous les modèles en cours).
  • Un DAC ayant une entrée optique (Toslink)
  • Un câble optique Mini-Toslink/Toslink
  • Un lecteur sur le Mac (iTunes, Audivarna, Amarra, Pure Music,…)

Pour

  • Simplicité
  • Coût
  • Fibre optique pouvant être « longue » (plusieurs mètres) sans un coût « démoniaque »
  • Découplage électrique complet entre Mac et DAC
Contre
  • Limitation « officielle » de Toslink à 24/96
  • Transfert synchrone et Jitter incontrôlable en provenance du Mac (sauf si le DAC régénère un signal d’horloge sur ses entrées numériques, fonctionnalité qui n’est en général disponible que sur les DAC Haut de Gamme)

 

Mac/PC-USB-DAC

macmini-300x171 Coaxial dans Macusb-300x293 DAC dans PCdac-300x151 Fibre Optique

 

pc-300x236 gigueusb-300x293 horlogedac-300x151 Mac

Une solution aussi simple que la précédente, mais plus « sensible » aux câbles…

Pour cela, il faut:

  • Un port USB  sur l’ordinateur (attention aux ports USB3 qui semblent ne pas être compatibles Audio)
  • Un DAC ayant une entrée USB Asynchrone
  • Un câble USB (en général une prise A « plate » d’un côté, et une prise B « carrée » de l’autre) entre l’ordinateur et le DAC
  • Un lecteur logiciel sur l’ordinateur (iTunes, Audirvana, Amarra, Pure Music, Foobar, Jriver,…)
  • Un éventuel pilote du DAC sur votre ordinateur (fourni ou téléchargeable)
Pour
  • Transfert Asynchrone entre ordinateur et DAC
  • Simplicité

Contre

  • Sensibilité à la qualité du câble USB qui est source de jitter (mais pas si l’ordinateur et le DAC supportent l’USB 2 audio)
  • Coût du câble USB pouvant atteindre des sommes élevées pour minimiser le jitter
  • Connecteurs USB « rayonnants » et sources de jitter (pas en USB 2 Audio)

 

Mac/PC-USB-Interface audio numérique-SPDIF-DAC

macmini-300x171 ordinateurusb-300x293 PCevo-300x240 SPDIFspdif Toslinkdac-300x151 transport

 

pc-300x236 USBusb-300x293evo-300x240spdifdac-300x151

Cette configuration provient de deux raisons principales:

  • Pas d’entrée USB sur le DAC, ou bien,
  • Minimisation du jitter entre ordinateur et DAC

 Pour cela, il faut:

  • Un port USB  sur l’ordinateur (attention aux ports USB3 qui semblent ne pas être compatibles Audio)
  • Une interface audio numérique prenant de l’USB en entrée, et du SPDIF (coaxial) en sortie (ou BNC, ou Optique)
  • Un DAC ayant une entrée SPDIF (ou BNC ou Optique)
  • Un câble USB (en général une prise A « plate » d’un côté, et une prise B « carrée » de l’autre) entre l’ordinateur et l’interface audio numérique
  • Un câble SPDIF (ou BNC ou Toslink) entre l’interface audio numérique et le DAC
  • Un lecteur logiciel sur l’ordinateur (iTunes, Audirvana, Amarra, Pure Music, Foobar, Jriver,…)
  • Un éventuel pilote du DAC sur votre ordinateur (fourni ou téléchargeable)

Pour

  • Si l’interface numérique dispose d’une horloge de qualité suffisante, le jitter en provenance de l’ordinateur ET du câble USB est diminué par un « re-clockink » avant envoi du flux audio au DAC (Amélioration de la qualité audio)
  • Connexion entre un ordinateur et un DAC n’ayant pas de port USB
  • Pas besoin d’un câble USB « de compétition »
Contre
  • Jitter entre interface audio numérique et DAC par la connexion SPDIF
  • Coût d’une interface audio numérique ayant une horloge de bonne qualité
  • Coût global (Interface + deux câbles)
  • Sans une bonne horloge au niveau de l’interface, il n’y a pas vraiment d’amélioration par rapport à une fibre optique directe entre Mac et DAC, ou une connexion USB directe entre ordinateur et DAC

Publié dans Exemples de systèmes, Les Câbles, Les DACs, Mac, PC | Pas de Commentaire »

Le DAC, interne, externe?

Posté par dematetcd le 9 octobre 2012

Le DAC (voir Les Principes) est un dispositif électronique qui transforme des données numériques audio en signal électrique apte à être amplifié.

Il y a naturellement eu des DAC dans les platines CD dès l’origine, puisqu’on y entre des données numériques par le CD lui-même, et qu’on « sort »un signal électrique à envoyer à l’amplificateur.

Il y en a aussi un dans un baladeur audio, puisqu’on y lit des pistes numériques et que c’est du courant électrique qui est transmis aux écouteurs.

Ces DAC ont été « invisibles » aux utilisateurs « grand public » pendant longtemps. Aucune raison, ni technique, ni fonctionnelle, de « mettre en avant » ce dispositif.

Côté Studios, ce n’est pas tout à fait la même histoire. La multiplicité des sources depuis la prise de son jusqu’au Master CD destiné à être pressé, puis vendu dans votre boutique préférée, a conduit à faire du DAC un produit autonome et à part entière.

Mais pour les utilisateurs finaux, quel est son intérêt?

A son apparition sur le marché, il était uniquement « couplable »  à la sortie d’un lecteur CD « seul », un drive, destiné à uniquement extraire les bits du CD, les transformer en signal audio, et transmettre ce signal par l’intermédiaire d’un câble coaxial, connecté sur des fiches « RCA » avec la norme SPDIF.

Mon opinion sur cette approche est très dubitative.

Certes, cela permet de « jouer » à essayer d’optimiser le rapport qualité/prix/musicalité du drive d’un côté et du DAC de l’autre. Mais on connecte les deux appareils par l’intermédiaire d’un câble coaxial SPDIF d’au moins un mètre.
Or la nature même d’un câble coaxial, des connecteurs RCA et de la norme SPDIF conduit à la production de jitter, la maladie génétique des flux audio.

Les afficionados de cette approche prônent l’apport (réel) d’alimentations dédiées pour chacun des deux produits. Mais comment évaluer les apports de cette « séparation » par rapport au mètre de liaison entre drive et DAC?

D’autres normes de « transport » entre drive et DAC existent, comme AES/EBU, qui peuvent produire moins de jitter.

Je suis dubitatif sur cette approche parce qu’une intégration des deux composants, drive et DAC au sein d’un même « produit » utilisera des liaisons millimétriques, ou sub-millémétriques. Le chemin le plus court possible de tous les signaux, numériques et analogiques est le gage du moins de dégradation possible des signaux.

Quant à la gestion des alimentations, il a existé des systèmes d’alimentation sur batterie/alimentation externes, tout à fait capables d’optimiser cette question. Mais batteries et alimentations externes sont des produits un peu « ringards » en terme de marketing et d’image « high tech ». Et puis, il vaut mieux, d’un certain point de vue que je ne partage évidemment pas, encourager les audiophiles fortunés à acheter et tester deux produits au lieu d’un, et en fait trois, puisque le câble de liaison peut coûter aussi cher que chacun des deux éléments.

Il devient alors assez intéressant et un peu « fun » de voir que batteries et alimentations externes de qualité sont présentes sur les produits de « transport numérique » (interfaces entre un ordinateur et un DAC).

 

Comme souvent, il arrive qu’un « mal » se transforme en « bien ».

Les DAC autonomes permettent de tester la dématérialisation en y connectant un ordinateur, Mac ou PC.
Ces DAC ont enfin trouvé une nouvelle source à leur connecter!

Mais sur le chemin de la dématérialisation, ce n’est, à mon avis, qu’une étape, étape qui durera sans doutes plusieurs années.

Ordinateur + DAC (autonome ou intégré dans une platine CD et accessible de « l’extérieur ») est une excellente solution aujourd’hui.

A terme, je suis convaincu que ce chemin conduira à des produits intégrés, bien plus simples à mettre en oeuvre par le grand public, et permettant aussi de satisfaire les audiophiles les plus exigeants et les plus fortunés.

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Pourquoi le CD et la platine CD devraient disparaître

Posté par dematetcd le 9 octobre 2012

Les technologies et les produits associés constituent de véritables « eco-systèmes ».
Ils naissent, ils évoluent, certains sont des prédateurs, d’autres des cibles, certains déséquilibres en font apparaître de nouveaux, et disparaître d’autres.

On peut citer en vrac, parmi des milliers d’exemples:

  • Sulfamides/Antibiotiques
  • Centraux téléphoniques / Voix sur IP
  • Téléviseurs à tubes / LCD
  • Modem/ADSL/Fibre optique
  • Chèques-Liquide/Cartes de paiement
  • Main Frames/Ordinateurs personnels/Tablettes
  • Amputation/Chirurgie réparatrice

Une « race » de technologies ne disparait qu’à certaines conditions. De même que l’apparition de nouvelles technologies ne modifie pas nécessairement l’éco-système. Le premier iPhone utilisait des technologies mises au point bien longtemps avant lui, de même que le premier Macintosh. Les tri-thérapies ne modifient pas, hélas, l’hécatombe par le virus du Sida en Afrique.

Alors où en est-on avec le CD et les platines CD?

Le CD est un format « figé », qu’il est impossible de modifier (support de taille et caractéristiques figées, numérisation en format 16/44,1 ou 16/48, format audio PCM).

Les platines CD sont toutes conçues globalement de la même manière. On peut certes améliorer (et beaucoup d’ailleurs) ce qu’on obtient avec CD + Platine CD. Chaque élément constitutif d’une platine CD (alimentation, lecteur, parties mécaniques et électroniques, diminution du jitter, DAC, etc) peut faire l’objet d’améliorations importantes.

Les fabricants, à court d’idées, ont essayé de nous faire croire que séparer le lecteur (drive) et le DAC en deux produits allait être une révolution, mais ce n’est, à mon avis, qu’une opération de Marketing destinée à essayer de nous faire dépenser un peu plus d’argent en « essayant » autre chose, et en recyclant le concept de DAC autonome, indispensable en Studio d’Enregistrement.
Cette affirmation un peu provocante, voire polémique, fera l’objet d’un article, n’ayez crainte.

Alors, pourquoi le titre de cet Editorial: « Pourquoi le CD et la platine CD devraient disparaître »?

Le CD et la platine CD sont tout à fait capables de produire des restitutions sonores absolument époustouflantes. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il est évidemment nécessaire pour cela d’avoir à la base, une excellente prise de son. C’est un point que nous oublions tous trop souvent. Et ensuite une « chaine » d’éléments, platine, amplificateur, enceintes et câbles, plus ou moins à même de produire une « expérience sonore » bouleversante.

Ce n’est pas du côté de la « qualité » qu’il faut chercher, mais du côté de l’impossibilité d’évolution majeure.

Le SACD et le DVD audio s’y sont risqués. Ils semblent s’être plantés pour les mêmes raisons que le CD finira par disparaitre: l’incapacité à évoluer, dont Darwin nous a expliqué que c’était l’unique façon de survivre dans des eco-systèmes par nature en mouvement permanent. Essayer de détrôner un produit figé par un autre produit figé, cela n’a pas marché. Cela marche rarement.

Les téléviseurs LCD ont remplacé les tubes cathodiques parce qu’il apportait « bêtement », non pas des apports de qualité, mais un encombrement infiniment plus faible! Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas la « belle image » des téléviseurs LCD qui a tué les tubes cathodiques, c’est l’épaisseur des téléviseurs et la possibilité d’avoir des « grands écrans », presque comme au cinéma, et de jouer à j’en ai une plus grosse que toi, télé naturellement. 20-36-44-55-65 pouces, où s’arrêteront-ils? A la taille de nos appartements…

Mais pour qu’un produit figé disparaisse, il faut quelque chose pour le remplacer. Sinon il perdure.

Alors quoi pour remplacer le CD/platine CD et cela a-t-il une chance de marcher?

Pour qu’un nouveau produit, dont la gamme actuelle va de 50€ à 30000€, il me semble y avoir des conditions nécessaires et inévitables:

  • Le CD étant un produit « grand public », il doit être remplacé par un produit « grand public ». Imaginer des produits uniquement dédiés aux audiophiles (très) fortunés n’a aucune chance d’aboutir. Quelle entreprise va risquer de faire des dépenses importantes de Recherche et Développement pour une minuscule clientèle, alors que l’immense majorité du marché est ailleurs? Et demander des « formats spéciaux » aux Studios est tout simplement inconcevable.
  • Un produit grand public s’appuie nécessairement sur des « standards » (une machine à laver c’est un truc qui tourne avec une pompe à eau, un bac à lessive et un peu d’électronique pour piloter tout ça, le reste c’est de la sophistication et du marketing).
  • Le CD et la platine CD étant un couple, les produits grand public qui les remplaceront seront nécessairement un couple aussi. Il faut donc des choses grand public et standards pour remplacer le CD, et des lecteurs grand public et standards pour prendre la place des platines CD

Quel couple pourrait alors prendre la place du CD/Platine CD?

D’un côté la dématérialisation (mot étonnant pour désigner l’achat d’albums par téléchargement en ligne), permet une diffusion large grand public.

Mais les albums disponibles ne sont pas encore en nombre suffisant. Il faudrait que cela se développe. Mais pour se développer il faudrait des lecteurs grands public standards.

Côté lecteurs, les fabricants « attendent » (attendaient?) que les albums en ligne disponibles soient en nombre suffisant.

C’est comme souvent un problème de poule et d’oeuf, chacun attendant que l’autre démarre pour y aller.

Grâce à quelques entreprises (courageuses), le nombre d’albums en ligne disponibles augmente régulièrement.

Apple, maintenant devenu le grand méchant loup à la place de Microsoft, négocie depuis deux ans avec les Majors du disque la vente en ligne d’albums dans un format allant du CD à la Haute Définition.

J’avale certes un peu ma salive douloureusement face à Apple qui a (dé)formé toute une génération d’oreilles avec du MP3 qui est au CD ce que le Coca est au Margaux.

Mais tout le monde peut se tromper… et faire amende honorable en mettant en ligne dans un futur que j’espère proche des milliers d’albums en qualité décente.

Il faut juste espérer que ce raz de marée laissera indemne les petites entreprises qui ont eu le courage d’ouvrir la voie.

Côté lecteur à présent, je vous laisse chercher sur le net les produits ayant les caractérisques suivantes:

  • Brancher deux fils sur l’amplificateur comme pour une platine CD (voir ne rien brancher du tout si l’ampli est intégré)
  • Brancher la prise de courant
  • Mettre une clé USB contenant des pistes, comme on met un CD, et appuyer sur « play ».

Avec ces caractéristiques, le  grand public pourra être atteint. Atteint et convaincu.
On peut imaginer quelques « sophistications » comme un NAS (disques durs multimédia réseau en plus de la clé USB), et toute la gamme de lecteurs, de 50€ à 30000€.

Mais que gagne-t-on? Albums achetés sur le net par téléchargement, et lecteur d’une clé USB, c’est ça la révolution?

Et bien oui. Parce que ceci constitue un système capable d’évolutions.

Un progrès fait en Studio, en numérisation, en format audio? Il peut être intégré aux albums que l’on télécharge. Et côté lecteur? J’ai omis de dire, qu’évidemment ces lecteurs étaient connectés à internet, comme tous les produits aujourd’hui (même les frigos…), et une mise à jour du firmware et du logiciel interne, et le lecteur réseau est prêt à lire les « progrès » des albums.

La « révolution » de la dématérialisation, je crois qu’on l’a tous vue comme une révolution (ou une petite incartade pour les tenants mordicus du CD) uniquement du côté des Albums. Mais cela ne fonctionnerait pas. C’est la capacité AUSSI des lecteurs à se mettre à jour qui peut amener une vraie révolution.

En fait, nos lecteurs Bluray fonctionnent déjà comme ça, non? La norme Bluray a évolué, et nos lecteurs se sont mis à jour.

En attendant que ces lecteurs « simples » voient le jour en masse (j’en ai trouvé 60 modèles sur un seul site web en France) et dans toutes les gammes de prix, continuer à utiliser ses CD sur une platine CD avec un DAC interne accessible et un ordinateur, Mac ou PC constitue une excellente solution d’attente du lecteur qui vous fera craquer, dans votre budget. Avec ce genre de solution, en attendant « votre lecteur », vous ne prenez pas trop de risques, CD si je me trompe dans cette analyse, et possibilité de commencer à tester et écouter des albums dans un autre format que celui des CD.

Est-ce que je suis du genre ‘faites ce que je dis, faites pas ce que je fais »?

J’ai une platine CD avec DAC interne accessible et un Mac Mini pour lire des albums achetés en ligne. Je suis sur le point d’acheter un de ces lecteurs. Pour un budget conséquent. Très conséquent. Minimum 6000€ et j’attends d’en écouter un qui coûte plus du double.

Si je me trompe, je serai le premier pigeon de mes analyses.

Mais ne préparez pas trop vite les petits pois!!!

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Platine CD avec DAC accessible

Posté par dematetcd le 25 septembre 2012

En cas d’achat d’une platine CD, choisir une modèle dont le DAC est « accessible » constitue une solution d’attente plus que convenable « pour voir venir » les évolutions technologiques et produits et découverte de la musique dématérialisée.

Dans les caractéristiques, il suffit de regarder les « inputs »: USB, Spdif, Toslink,..

Et le débit max des inputs.

Si l’on veut découvrir la musique HD, il faut que le débit soit d’entrée soit au moins égal à 24/96, sinon on reste limité à la « qualité CD ». 24/192 est loin d’être indispensable aujourd’hui!

Avec un DAC accessible en USB, on peut y connecter assez simplement un PC ou un Mac, et voir un peu ce que cela donne…

Si la seule façon de se connecter au DAC de la platine CD est du spdif ou du toslink, c’est un peu plus compliqué. Sur un PC, il faut alors une carte son avec une sortie en général SPDIF (coaxiale), tous les Mac récents ont une sortie numérique optique Toslink.

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