Recommandations générales pour lecteurs réseau

Posté par dematetcd le 10 février 2013

Réseau

  • Tous les appareils sur le même réseau (NAS, lecteur, PC, MAC,…).Switch 100 Megabit et non Gigabit pour interconnecter Serveur Multimédia et lecteur réseau. Voir cet article.
  • CPL déconseillé à  proximité des appareils hifi.
  • Deux bornes Apple permettent de connecter les appareils du réseau courant aux appareils destinés à la HIFI en général pas situés dans la même pièce. Voir cet article.
  • Avec un seul PC ou MAC (qui sert de serveur multimédia) connecté au lecteur réseau par câble ethernet, le « partage de sa connexion WIFI vers sa connexion ethernet » permet de rendre le même service que les deux bornes Apple.

NAS

  • Synology définitivement recommandé, simplement à cause de la qualité et des fonctionnalités de son serveur multimédia et sa simplicité de mise en oeuvre.
  • Un PC peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).
  • Un Mac peut aussi jouer ce rôle (connecté en ethernet au lecteur réseau, en wifi au réseau général, avec connexion wifi partagée vers connexion ethernet).

Stockage

  • Disque dur d’un NAS (2 ou 3 Go To meilleur rapport qualité prix actuel).
  • Disque dur interne ou externe d’un PC ou d’un Mac.

Serveur Multimédia

  • Celui de Synology sur un NAS Synology.
  • Jriver sur un PC, en autonome, ou en pilote du serveur multimédia Synology pour la meilleure ergonomie de pilotage possible (avec Jremote sur iPad pour contrôler Jriver).
  • Dans cette dernière configuration, c’est le serveur multimédia du Synology qui envoie effectivement les fichiers au lecteur. Il n’y a pas d’allers-retour des fichiers NAS-PC. Cela permet de ne pas nécessairement avoir le PC-Jriver à proximité du lecteur (sauf naturellement si le PC-Jriver est directement le serveur multimédia du lecteur).
  • Foobar sur PC, dont l’interface est un peu frustre, mais qui est le seul à pouvoir indexer et servir des images ISO SACD, et les transcoder en PCM à la volée. Minimserver sait aussi servir des pistes DSD, mais je ne le retiens pas pour les raisons ci-dessous).
  • Twonky et Minimserver non recommandés (pas de tag « compositeur » sur Twonky,  pas d’indexation automatique et pas de fonction de recherche sur Minimserver).
  • Sur Mac, il n’existe pas de solution native satisfaisante.

Pilotage

Les lecteurs réseau sont fournis avec leur propre application. Ce n’est pas nécessairement la meilleure.
Les lecteurs réseau respectent par ailleurs plus ou moins bien la norme de communication UPNP DLNA.Depuis un iPad/iPhone:
  • Kinsky a l’avantage d’être gratuit et robuste.
  • Songbook lite est l’application de contrôle directe d’un serveur multimédia et d’un lecteur réseau sur iPad qui présente la meilleure ergonomie.

Ce qui existe de mieux aujourd’hui et qui atteint le niveau de iTunes et le dépasse même en terme d’ergonomie, avec uen fonction de recherche globale, y compris sur le nom des pistes, est la configuration suivante:

  • Jriver sur PC en tant que serveur multimédia ou en tant que pilote du serveur multimédia Synology.
  • Jremote sur iPad. 
Voici des images de ma propre installation dans lesquelles vous pourrez voir la qualité de cette configuration.
image-copie-4-300x225 NASimage-copie-5-300x225 ordinateur
image2-300x225 PCimage-copie-7-300x225 réseauimage1-300x225 SACDimage-copie-8-300x225

 Pistes DSD et images ISO SACD

  • Si le lecteur réseau ne décode pas le DSD, la conversion en PCM est obligatoire.
  • Foobar avec le plugin SACD permet d’effectuer ces conversions (de pistes DSD et d’images ISO SACD).
  • Si le lecteur réseau est capable de décoder les pistes DSD, Lumin a développé une version modifiée du plugin SACD de Foobar qui permet, en plus des conversions standards, d’obtenir des pistes de format DoP (DSD Over PCM). Il s’agit de pistes de format PCM (Flac, Wave ou AIF) ce qui permet de les tagguer et de les faire indexer par un serveur multimédia standard. Les fichier DSD est inclus dans le fichier DoP et est reconnu par un décodeur DSD. Si le fichier DoP est décodé par un lecteur PCM, seul un bruit blanc est généré.

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Principes des « lecteurs réseau »

Posté par dematetcd le 13 octobre 2012

La première chose à saisir, me semble-t-il, c’est la différence entre des flux audio et des fichiers audio. Ce point a été esquissé dans la page Les principes, il est nécessaire d’aller un peu plus loin pour comprendre la nature exacte d’un lecteur réseau.

Signal numérique audio, flux audio
C’est, pour le format PCM (celui des CD et d’une majorité d’albums HD), l’association cohérente dans le temps, de trois choses:

  • les données elles-mêmes (une valeur a un instant donné)
  • un signal d’horloge qui indique les temps auxquels les données sont sensées être « produites »
  • les données d’échantillonnage qui indiquent comment plus précisément faire le lien entre les deux précédents type de données.

Il s’agit d’un FLUX, c’est a dire, que sa « lecture » se fait « continûment ».
Cela peut se comparer avec l’écoulement d’une rivière. Les débits, les vitesses de l’eau qui coule caractérisent la rivière.

Fichier audio
La nature même d’un flux, ne permet pas de le « stocker ». Pour le stocker, on parle alors d’encodage. Encodage en WAVE, en AIF, an FLAC.

Ce sont des « formats de fichier » dont le décodage produit STRICTEMENT A l’IDENTIQUE le flux PCM original.

La transformation d’un format d’encodage en un autre (WAVE en AIF, AIF en FLAC, etc.) est totalement réversible. Si on fait dix fois de suite des transformations AIF-WAVE-AIF, on retrouve au bit près le même fichier.

Il demeure cependant la question de comment les différents logiciels décodent (reproduisent le flux initial) les différents formats de fichier et s’ils sont tous « égaux ».
« Normalement », il ne devrait y avoir aucune différence. La façon de coder chaque format étant parfaitement déterministe, le décodage de chaque format « devrait » conduire au même flux PCM.

S’il y a des différences a l’écoute d’un WAVE ou d’un FLAC, cela « devrait »provenir soit d’une malfaçon du logiciel de décodage, soit de malfaçons à l’encodage, soit du phénomène de jitter (voir Le jitter en bref), où là il est certain que les dégradations sont aléatoires.

Transmission
La transmission d’un fichier audio est du domaine de l’informatique. On sait, et depuis longtemps, transmettre un fichier du point A au point B sans aucune perte de données, entre deux ordinateurs, entre un ordinateur et un disque dur, entre un ordinateur et une imprimante.

La transmission d’un FLUX Audio est de nature totalement différente.

Parce que c’est un processus CONTINU. Par exemple, si on a loupé la transmission pendant une demi-seconde du flux, c’est irrattrapable, on a un « blanc » d’une demi- seconde. Ce qui n’est pas le cas avec un fichier, pour lesquels, le « récepteur » peut « redemander » ce qu’il n’a pas reçu.

Et pire, bien pire. Tout champ magnétique provoque des DÉCALAGES entre les tops du signal d’horloge et les données.
On n’y peut rien . Ce sont les lois de la physique. Cela s’appelle le jitter en anglais, gigue en Français, voir  Le jitter en bref.
Cela se passe: 

  • DANS une platine CD, entre le décodage de la piste du CD et le traitement du DAC, pendant la phase de transport entre décodage et le traitement du DAC.
  • Lors de la transmission, par câble SPDIF ou Toslink ou AES/EBU, du flux audio entre un Drive CD et son DAC externe.
  • Lors de la transmission d’un flux audio par un PC/Mac vers une interface numérique (M2Tech, Audiophilleo,…) ou directement vers un DAC, par un câble USB.

Le jitter est le mal génétique de toute transmission d’un flux audio.

Les différences sont en fait ÉNORMES entre un fichier (de l’eau en bouteille et le mode d’emploi pour reproduire l’écoulement d’une rivière) et un flux (qui est la rivière elle-même).

Les NAS ou disques durs multimédia réseau
Les NAS (Network Attached Storage) sont des systèmes de stockage de données un peu plus « intelligents » qu’un disque dur. Ils sont capables de « mettre à disposition » certains « types de fichiers » et de les envoyer si on leur demande, quel que soit les systèmes d’exploitation ou les formats des fichiers. Un « disque dur multimédia réseau » est une version simplifiée à l’extrême d’un NAS.

Un NAS contient en fait un ordinateur capable de faire toutes les opérations décrites ci-dessus.
Parmi les FICHIERS  qu’un NAS est capable de « mettre à disposition », il y a les fichiers « multimédia », musique, vidéo, photo.
Mais un NAS est AUSSI capable de transmettre des FLUX Audio ou Vidéo.

Le « protocole » qui permet de dialoguer et de mettre à disposition des FICHIERS et des FLUX s’appelle UPNP.
C’est une sorte de langage entre le NAS et les périphériques capables de recevoir des FICHIERS et de les décoder, ou simplement capable de recevoir des FLUX et de les transmettre à un appareil de « restitution » (une télé pour la vidéo, un DAC pour l’audio).
Pour qu’un Lecteur Réseau soit capable de profiter des avantages d’un NAS UPNP, il faut naturellement que lui aussi comprenne le langage UPNP. 

Les lecteurs réseaux
Un lecteur réseau UPNP est  connecté par Ethernet (câble) ou Wifi (sans fil) à un réseau domestique. Il est capable de « trouver » les NAS UPNP sur le réseau, de se déclarer « Récepteur de Flux » et/ou « Récepteur de Fichiers », et de demander leur transmission au NAS qui s’exécute.

Après ce qui a été dit sur les différences majeures entre « transmission de fichiers » et « transmission de flux audio », il est clair que la transmission de fichiers, strictement insensible au jitter, est de très très très loin préférable.

Une fois que le fichier est « sur place », dans le lecteur réseau (c’est un poil moins simple que cela, le fichier arrive par « morceaux », qui sont stockés temporairement sur le lecteur, « bufferisés »), on se retrouve EXACTEMENT dans la même situation que celle d’une platine CD!!

Le « fichier » du lecteur réseau c’est le « CD » de la platine CD. Identique au bit prêt, si le fichier est le rip d’un CD, et il est SUR PLACE, comme l’est le CD sur une platine CD.

La suite des opérations est alors identique à celles d’une platine CD:

  • Décodage de la piste (CD) ou du fichier (lecteur réseau): transformation des données en flux audio
  • Transmission à un DAC (externe ou intégré) du flux audio
  • Transformation du flux audio numérique en signal analogique (électrique)
  • Transmission du signal analogique  à un amplificateur
  • Transmission du signal analogique amplifié à des enceintes
  • Transmission du son aux oreilles :D

Si c’est un flux audio qui arrive au lecteur réseau (et les lecteurs réseau sont aussi nombreux à savoir aussi recevoir le flux audio de radios internet), celui-ci, qui a nécessairement subi un jitter préalable, est simplement transmis au DAC.

Sur ce principe de fonctionnement, il est clair que les lecteurs réseau doivent pouvoir lire les pistes d’une clé ou d’un disque dur, en USB, parce que c’est l’interface la plus courante, la transmission des fichiers se faisant alors par « simple » lecture de la clé ou du disque dur USB.

Conseils et conclusions
Si vous craquez pour un lecteur réseau, essayez de comprendre comment il fonctionne. Est-ce qu’il est capable de recevoir des flux de données (fichiers), des flux audio? Est-ce qu’il a un DAC intégré? Quelles sont sinon ses connections de sortie vers un DAC?

Et sur votre NAS, ai-je bien un activé un « serveur multimédia »? et non un « serveur audio »?

La standardisation de ce type de lecteur et que j’appelle de mes vœux ici, me semble être la clé du succès de la dématérialisation.

  • Brancher deux fils sur l’amplificateur comme pour une platine CD (voir ne rien brancher du tout si l’ampli est intégré)
  • Brancher la prise de courant
  • Mettre une clé USB contenant des pistes, comme on met un CD, et appuyer sur « Play ».

Avec ces caractéristiques, le  grand public pourra être atteint. Atteint et convaincu.
On peut imaginer quelques « sophistications » comme un NAS (disques durs multimédia réseau en plus de la clé USB), et toute la gamme de lecteurs, de 50€ à 30000€.

Le « principe » de fonctionnement est celui d’une platine CD:

  • Lecture des données audio (fichier ou CD)
  • Décodage des données et création du flux audio
  • Transport vers le DAC (interne ou externe)
L’innovation là dedans ne provient pas de l’architecture d’ensemble qui reste la même. Mais elle provient:
  • du remplacement du CD par des supports variés, SANS création de jitter:
    • un NAS
    • un disque dur Multimédia réseau
    • un disque dur USB
    • une clé USB
  • de la possibilité alors offerte de lire des formats autres que celui du CD
  • de la possibilité de progresser côté Studios par la mise au point de nouveaux formats, numérisation, etc.
  • de la possibilité de progresser côté lecteurs, SANS changer de matériel ou de support physique, par les upgrades de firmwares et de logiciel interne de ces lecteurs

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Erick Yuber |
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