A base de Mac et de PC

Posté par dematetcd le 20 octobre 2012

Architecture générale

Comment faire avec un Mac ou un PC? Quelques conseils et configurations types.

Dans les deux cas:

  • Un Mac ou un PC
  • Un « lecteur logiciel » sur l’ordinateur
  • Un DAC (autonome ou celui accessible de votre platine CD ou SACD)
  • Un câble entre l’ordinateur et le DAC
  • Une interface numérique, ou pas, entre l’ordinateur et le DAC, et donc dans ce cas, un jeu de 2 câbles, l’un entre l’ordinateur et l’interface, et un autre entre l’interface et le DAC

Suivant les caractéristiques de chacun des éléments ci-dessus, la qualité finale pourra être différente, le système plus ou moins complexe à régler, et le coût aussi sera naturellement différent!

 

Mac-Fibre Optique-DAC

A base de Mac et de PC dans Exemples de systèmes macmini-300x171toslink-mini-toslink 24/192 dans Les Câblesdac-300x151 24/96 dans Les DACs

C’est la solution la plus simple, y compris pour écouter de la musique Haute Définition.

Pour cela, il faut:
  • Une sortie numérique optique sur votre Mac (présente sur la très grande majorité des Mac, et sur tous les modèles en cours).
  • Un DAC ayant une entrée optique (Toslink)
  • Un câble optique Mini-Toslink/Toslink
  • Un lecteur sur le Mac (iTunes, Audivarna, Amarra, Pure Music,…)

Pour

  • Simplicité
  • Coût
  • Fibre optique pouvant être « longue » (plusieurs mètres) sans un coût « démoniaque »
  • Découplage électrique complet entre Mac et DAC
Contre
  • Limitation « officielle » de Toslink à 24/96
  • Transfert synchrone et Jitter incontrôlable en provenance du Mac (sauf si le DAC régénère un signal d’horloge sur ses entrées numériques, fonctionnalité qui n’est en général disponible que sur les DAC Haut de Gamme)

 

Mac/PC-USB-DAC

macmini-300x171 Coaxial dans Macusb-300x293 DAC dans PCdac-300x151 Fibre Optique

 

pc-300x236 gigueusb-300x293 horlogedac-300x151 Mac

Une solution aussi simple que la précédente, mais plus « sensible » aux câbles…

Pour cela, il faut:

  • Un port USB  sur l’ordinateur (attention aux ports USB3 qui semblent ne pas être compatibles Audio)
  • Un DAC ayant une entrée USB Asynchrone
  • Un câble USB (en général une prise A « plate » d’un côté, et une prise B « carrée » de l’autre) entre l’ordinateur et le DAC
  • Un lecteur logiciel sur l’ordinateur (iTunes, Audirvana, Amarra, Pure Music, Foobar, Jriver,…)
  • Un éventuel pilote du DAC sur votre ordinateur (fourni ou téléchargeable)
Pour
  • Transfert Asynchrone entre ordinateur et DAC
  • Simplicité

Contre

  • Sensibilité à la qualité du câble USB qui est source de jitter (mais pas si l’ordinateur et le DAC supportent l’USB 2 audio)
  • Coût du câble USB pouvant atteindre des sommes élevées pour minimiser le jitter
  • Connecteurs USB « rayonnants » et sources de jitter (pas en USB 2 Audio)

 

Mac/PC-USB-Interface audio numérique-SPDIF-DAC

macmini-300x171 ordinateurusb-300x293 PCevo-300x240 SPDIFspdif Toslinkdac-300x151 transport

 

pc-300x236 USBusb-300x293evo-300x240spdifdac-300x151

Cette configuration provient de deux raisons principales:

  • Pas d’entrée USB sur le DAC, ou bien,
  • Minimisation du jitter entre ordinateur et DAC

 Pour cela, il faut:

  • Un port USB  sur l’ordinateur (attention aux ports USB3 qui semblent ne pas être compatibles Audio)
  • Une interface audio numérique prenant de l’USB en entrée, et du SPDIF (coaxial) en sortie (ou BNC, ou Optique)
  • Un DAC ayant une entrée SPDIF (ou BNC ou Optique)
  • Un câble USB (en général une prise A « plate » d’un côté, et une prise B « carrée » de l’autre) entre l’ordinateur et l’interface audio numérique
  • Un câble SPDIF (ou BNC ou Toslink) entre l’interface audio numérique et le DAC
  • Un lecteur logiciel sur l’ordinateur (iTunes, Audirvana, Amarra, Pure Music, Foobar, Jriver,…)
  • Un éventuel pilote du DAC sur votre ordinateur (fourni ou téléchargeable)

Pour

  • Si l’interface numérique dispose d’une horloge de qualité suffisante, le jitter en provenance de l’ordinateur ET du câble USB est diminué par un « re-clockink » avant envoi du flux audio au DAC (Amélioration de la qualité audio)
  • Connexion entre un ordinateur et un DAC n’ayant pas de port USB
  • Pas besoin d’un câble USB « de compétition »
Contre
  • Jitter entre interface audio numérique et DAC par la connexion SPDIF
  • Coût d’une interface audio numérique ayant une horloge de bonne qualité
  • Coût global (Interface + deux câbles)
  • Sans une bonne horloge au niveau de l’interface, il n’y a pas vraiment d’amélioration par rapport à une fibre optique directe entre Mac et DAC, ou une connexion USB directe entre ordinateur et DAC

Publié dans Exemples de systèmes, Les Câbles, Les DACs, Mac, PC | Pas de Commentaire »

Principes des « lecteurs réseau »

Posté par dematetcd le 13 octobre 2012

La première chose à saisir, me semble-t-il, c’est la différence entre des flux audio et des fichiers audio. Ce point a été esquissé dans la page Les principes, il est nécessaire d’aller un peu plus loin pour comprendre la nature exacte d’un lecteur réseau.

Signal numérique audio, flux audio
C’est, pour le format PCM (celui des CD et d’une majorité d’albums HD), l’association cohérente dans le temps, de trois choses:

  • les données elles-mêmes (une valeur a un instant donné)
  • un signal d’horloge qui indique les temps auxquels les données sont sensées être « produites »
  • les données d’échantillonnage qui indiquent comment plus précisément faire le lien entre les deux précédents type de données.

Il s’agit d’un FLUX, c’est a dire, que sa « lecture » se fait « continûment ».
Cela peut se comparer avec l’écoulement d’une rivière. Les débits, les vitesses de l’eau qui coule caractérisent la rivière.

Fichier audio
La nature même d’un flux, ne permet pas de le « stocker ». Pour le stocker, on parle alors d’encodage. Encodage en WAVE, en AIF, an FLAC.

Ce sont des « formats de fichier » dont le décodage produit STRICTEMENT A l’IDENTIQUE le flux PCM original.

La transformation d’un format d’encodage en un autre (WAVE en AIF, AIF en FLAC, etc.) est totalement réversible. Si on fait dix fois de suite des transformations AIF-WAVE-AIF, on retrouve au bit près le même fichier.

Il demeure cependant la question de comment les différents logiciels décodent (reproduisent le flux initial) les différents formats de fichier et s’ils sont tous « égaux ».
« Normalement », il ne devrait y avoir aucune différence. La façon de coder chaque format étant parfaitement déterministe, le décodage de chaque format « devrait » conduire au même flux PCM.

S’il y a des différences a l’écoute d’un WAVE ou d’un FLAC, cela « devrait »provenir soit d’une malfaçon du logiciel de décodage, soit de malfaçons à l’encodage, soit du phénomène de jitter (voir Le jitter en bref), où là il est certain que les dégradations sont aléatoires.

Transmission
La transmission d’un fichier audio est du domaine de l’informatique. On sait, et depuis longtemps, transmettre un fichier du point A au point B sans aucune perte de données, entre deux ordinateurs, entre un ordinateur et un disque dur, entre un ordinateur et une imprimante.

La transmission d’un FLUX Audio est de nature totalement différente.

Parce que c’est un processus CONTINU. Par exemple, si on a loupé la transmission pendant une demi-seconde du flux, c’est irrattrapable, on a un « blanc » d’une demi- seconde. Ce qui n’est pas le cas avec un fichier, pour lesquels, le « récepteur » peut « redemander » ce qu’il n’a pas reçu.

Et pire, bien pire. Tout champ magnétique provoque des DÉCALAGES entre les tops du signal d’horloge et les données.
On n’y peut rien . Ce sont les lois de la physique. Cela s’appelle le jitter en anglais, gigue en Français, voir  Le jitter en bref.
Cela se passe: 

  • DANS une platine CD, entre le décodage de la piste du CD et le traitement du DAC, pendant la phase de transport entre décodage et le traitement du DAC.
  • Lors de la transmission, par câble SPDIF ou Toslink ou AES/EBU, du flux audio entre un Drive CD et son DAC externe.
  • Lors de la transmission d’un flux audio par un PC/Mac vers une interface numérique (M2Tech, Audiophilleo,…) ou directement vers un DAC, par un câble USB.

Le jitter est le mal génétique de toute transmission d’un flux audio.

Les différences sont en fait ÉNORMES entre un fichier (de l’eau en bouteille et le mode d’emploi pour reproduire l’écoulement d’une rivière) et un flux (qui est la rivière elle-même).

Les NAS ou disques durs multimédia réseau
Les NAS (Network Attached Storage) sont des systèmes de stockage de données un peu plus « intelligents » qu’un disque dur. Ils sont capables de « mettre à disposition » certains « types de fichiers » et de les envoyer si on leur demande, quel que soit les systèmes d’exploitation ou les formats des fichiers. Un « disque dur multimédia réseau » est une version simplifiée à l’extrême d’un NAS.

Un NAS contient en fait un ordinateur capable de faire toutes les opérations décrites ci-dessus.
Parmi les FICHIERS  qu’un NAS est capable de « mettre à disposition », il y a les fichiers « multimédia », musique, vidéo, photo.
Mais un NAS est AUSSI capable de transmettre des FLUX Audio ou Vidéo.

Le « protocole » qui permet de dialoguer et de mettre à disposition des FICHIERS et des FLUX s’appelle UPNP.
C’est une sorte de langage entre le NAS et les périphériques capables de recevoir des FICHIERS et de les décoder, ou simplement capable de recevoir des FLUX et de les transmettre à un appareil de « restitution » (une télé pour la vidéo, un DAC pour l’audio).
Pour qu’un Lecteur Réseau soit capable de profiter des avantages d’un NAS UPNP, il faut naturellement que lui aussi comprenne le langage UPNP. 

Les lecteurs réseaux
Un lecteur réseau UPNP est  connecté par Ethernet (câble) ou Wifi (sans fil) à un réseau domestique. Il est capable de « trouver » les NAS UPNP sur le réseau, de se déclarer « Récepteur de Flux » et/ou « Récepteur de Fichiers », et de demander leur transmission au NAS qui s’exécute.

Après ce qui a été dit sur les différences majeures entre « transmission de fichiers » et « transmission de flux audio », il est clair que la transmission de fichiers, strictement insensible au jitter, est de très très très loin préférable.

Une fois que le fichier est « sur place », dans le lecteur réseau (c’est un poil moins simple que cela, le fichier arrive par « morceaux », qui sont stockés temporairement sur le lecteur, « bufferisés »), on se retrouve EXACTEMENT dans la même situation que celle d’une platine CD!!

Le « fichier » du lecteur réseau c’est le « CD » de la platine CD. Identique au bit prêt, si le fichier est le rip d’un CD, et il est SUR PLACE, comme l’est le CD sur une platine CD.

La suite des opérations est alors identique à celles d’une platine CD:

  • Décodage de la piste (CD) ou du fichier (lecteur réseau): transformation des données en flux audio
  • Transmission à un DAC (externe ou intégré) du flux audio
  • Transformation du flux audio numérique en signal analogique (électrique)
  • Transmission du signal analogique  à un amplificateur
  • Transmission du signal analogique amplifié à des enceintes
  • Transmission du son aux oreilles :D

Si c’est un flux audio qui arrive au lecteur réseau (et les lecteurs réseau sont aussi nombreux à savoir aussi recevoir le flux audio de radios internet), celui-ci, qui a nécessairement subi un jitter préalable, est simplement transmis au DAC.

Sur ce principe de fonctionnement, il est clair que les lecteurs réseau doivent pouvoir lire les pistes d’une clé ou d’un disque dur, en USB, parce que c’est l’interface la plus courante, la transmission des fichiers se faisant alors par « simple » lecture de la clé ou du disque dur USB.

Conseils et conclusions
Si vous craquez pour un lecteur réseau, essayez de comprendre comment il fonctionne. Est-ce qu’il est capable de recevoir des flux de données (fichiers), des flux audio? Est-ce qu’il a un DAC intégré? Quelles sont sinon ses connections de sortie vers un DAC?

Et sur votre NAS, ai-je bien un activé un « serveur multimédia »? et non un « serveur audio »?

La standardisation de ce type de lecteur et que j’appelle de mes vœux ici, me semble être la clé du succès de la dématérialisation.

  • Brancher deux fils sur l’amplificateur comme pour une platine CD (voir ne rien brancher du tout si l’ampli est intégré)
  • Brancher la prise de courant
  • Mettre une clé USB contenant des pistes, comme on met un CD, et appuyer sur « Play ».

Avec ces caractéristiques, le  grand public pourra être atteint. Atteint et convaincu.
On peut imaginer quelques « sophistications » comme un NAS (disques durs multimédia réseau en plus de la clé USB), et toute la gamme de lecteurs, de 50€ à 30000€.

Le « principe » de fonctionnement est celui d’une platine CD:

  • Lecture des données audio (fichier ou CD)
  • Décodage des données et création du flux audio
  • Transport vers le DAC (interne ou externe)
L’innovation là dedans ne provient pas de l’architecture d’ensemble qui reste la même. Mais elle provient:
  • du remplacement du CD par des supports variés, SANS création de jitter:
    • un NAS
    • un disque dur Multimédia réseau
    • un disque dur USB
    • une clé USB
  • de la possibilité alors offerte de lire des formats autres que celui du CD
  • de la possibilité de progresser côté Studios par la mise au point de nouveaux formats, numérisation, etc.
  • de la possibilité de progresser côté lecteurs, SANS changer de matériel ou de support physique, par les upgrades de firmwares et de logiciel interne de ces lecteurs

Publié dans Exemples de systèmes, Les lecteurs réseau | Pas de Commentaire »

Le DAC, interne, externe?

Posté par dematetcd le 9 octobre 2012

Le DAC (voir Les Principes) est un dispositif électronique qui transforme des données numériques audio en signal électrique apte à être amplifié.

Il y a naturellement eu des DAC dans les platines CD dès l’origine, puisqu’on y entre des données numériques par le CD lui-même, et qu’on « sort »un signal électrique à envoyer à l’amplificateur.

Il y en a aussi un dans un baladeur audio, puisqu’on y lit des pistes numériques et que c’est du courant électrique qui est transmis aux écouteurs.

Ces DAC ont été « invisibles » aux utilisateurs « grand public » pendant longtemps. Aucune raison, ni technique, ni fonctionnelle, de « mettre en avant » ce dispositif.

Côté Studios, ce n’est pas tout à fait la même histoire. La multiplicité des sources depuis la prise de son jusqu’au Master CD destiné à être pressé, puis vendu dans votre boutique préférée, a conduit à faire du DAC un produit autonome et à part entière.

Mais pour les utilisateurs finaux, quel est son intérêt?

A son apparition sur le marché, il était uniquement « couplable »  à la sortie d’un lecteur CD « seul », un drive, destiné à uniquement extraire les bits du CD, les transformer en signal audio, et transmettre ce signal par l’intermédiaire d’un câble coaxial, connecté sur des fiches « RCA » avec la norme SPDIF.

Mon opinion sur cette approche est très dubitative.

Certes, cela permet de « jouer » à essayer d’optimiser le rapport qualité/prix/musicalité du drive d’un côté et du DAC de l’autre. Mais on connecte les deux appareils par l’intermédiaire d’un câble coaxial SPDIF d’au moins un mètre.
Or la nature même d’un câble coaxial, des connecteurs RCA et de la norme SPDIF conduit à la production de jitter, la maladie génétique des flux audio.

Les afficionados de cette approche prônent l’apport (réel) d’alimentations dédiées pour chacun des deux produits. Mais comment évaluer les apports de cette « séparation » par rapport au mètre de liaison entre drive et DAC?

D’autres normes de « transport » entre drive et DAC existent, comme AES/EBU, qui peuvent produire moins de jitter.

Je suis dubitatif sur cette approche parce qu’une intégration des deux composants, drive et DAC au sein d’un même « produit » utilisera des liaisons millimétriques, ou sub-millémétriques. Le chemin le plus court possible de tous les signaux, numériques et analogiques est le gage du moins de dégradation possible des signaux.

Quant à la gestion des alimentations, il a existé des systèmes d’alimentation sur batterie/alimentation externes, tout à fait capables d’optimiser cette question. Mais batteries et alimentations externes sont des produits un peu « ringards » en terme de marketing et d’image « high tech ». Et puis, il vaut mieux, d’un certain point de vue que je ne partage évidemment pas, encourager les audiophiles fortunés à acheter et tester deux produits au lieu d’un, et en fait trois, puisque le câble de liaison peut coûter aussi cher que chacun des deux éléments.

Il devient alors assez intéressant et un peu « fun » de voir que batteries et alimentations externes de qualité sont présentes sur les produits de « transport numérique » (interfaces entre un ordinateur et un DAC).

 

Comme souvent, il arrive qu’un « mal » se transforme en « bien ».

Les DAC autonomes permettent de tester la dématérialisation en y connectant un ordinateur, Mac ou PC.
Ces DAC ont enfin trouvé une nouvelle source à leur connecter!

Mais sur le chemin de la dématérialisation, ce n’est, à mon avis, qu’une étape, étape qui durera sans doutes plusieurs années.

Ordinateur + DAC (autonome ou intégré dans une platine CD et accessible de « l’extérieur ») est une excellente solution aujourd’hui.

A terme, je suis convaincu que ce chemin conduira à des produits intégrés, bien plus simples à mettre en oeuvre par le grand public, et permettant aussi de satisfaire les audiophiles les plus exigeants et les plus fortunés.

Publié dans Les DACs | Pas de Commentaire »

 

Erick Yuber |
Quadrumane Productions |
Le Blog de Cocktail |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | RADIO BEAUCHASTEL
| Ralassbirecordz12
| Vocalibre